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Les personnes handicapées diplômées estiment être victimes de violation de leurs droits. Elles entendent se battre pour que cette situation change. C’est dans cet esprit que le Collectif des personnes handicapées diplômées du Mali (CPHDM) a organisé une conférence de presse, lundi dernier, au siège de la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (FEMAPH).

Le conférencier était le président du CPHDM, Sidi Mohamed Coulibaly. Dans un exposé liminaire, il a expliqué que la rencontre visait à informer l’opinion nationale et internationale sur les violations des droits des personnes handicapées et les futures actions envisagées par le Collectif en vue de revendiquer l’adoption du décret fixant les modalités d’application de la loi 027 du 12 juin 2018, relative aux droits des personnes vivant avec un handicap dans notre pays.

Il faut rappeler qu’au Mali, les statistiques sur les personnes handicapées restent insuffisamment fournies, a expliqué le conférencier. Sidi Mohamed Coulibaly a aussi révélé que dans notre pays, on associe malheureusement les handicapés à une image de misère chronique. Et de rappeler que le Mali a ratifié, en 2007, la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. «En ratifiant cet accord, notre pays s’est engagé à adopter toutes mesures appropriées d’ordre législatif, administratif ou autre pour la mise en œuvre de leurs droits reconnus», a-t-il déclaré.

Le conférencier a également souligné que les handicapés ne jouissent pas dans notre pays de leurs droits les plus fondamentaux au même titre que les autres membres de la société. Pour lui, il est clair que les handicapés réclament, depuis plusieurs années, le décret d’application de la loi relative à leurs droits sans une issue favorable.

Enfin, le président du Collectif a évoqué les difficultés rencontrées par les personnes handicapées sur le marché de l’emploi. En 2001, la FEMAPH a dénombré 724 jeunes handicapés en quête d’emploi ou d’attente de leurs décisions d’intégration dans les différents ministères et établissements publics à caractère administratif, y compris les recrutements dans le secteur privé et des fonds pour les activités génératrices de revenus.

Le secrétaire aux relations extérieures du CPHDM, Oumar Konaté, en appelle de tous ses vœux à l’application des textes sur les droits des personnes handicapées.

Quant au conférencier Oumar Konaté, il a précisé que «chaque Malien est important et nous devons tous jouir de nos droits». Kadiatou Coulibaly, membre de l’organisation, a exigé le respect du droit au travail pour les handicapés. «Nous ne souhaitons ni tendre la sébile ni vivre au crochet des autres. Nous demeurons des citoyens à part entière de ce pays», a-t-elle soutenu.

Noumouni Assitan KONÉ

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