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La valeur marchande du produit est de 46 millions de Fcfa. Le présumé, un Franco-malien âgé de 35 ans, possédait 19.850.000 Fcfa en espèces

Le Mali est-il sur le point de devenir la plaque tournante du trafic international de stupéfiants en Afrique de l’Ouest ? Ou cesserait-il d’être un pays de transit pour devenir un pays de grande consommation ?

La succession des saisies à intervalle régulière par l’Office central des stupéfiants tend à confirmer ces deux hypothèses. La dernière en date remonte au 3 juin 2021 dernier aux environs de 16h10mn, à l’immeuble «Gambi» appartement n˚7, à Hamdallaye ACI 2000, en Commune IV. Où une équipe d’intervention de l’antenne rive gauche de l’OCS a appréhendé le nommé Bamba Traoré, un Franco-malien âgé de 35 ans, en possession de 1,4 Kilo de cocaïne d’une valeur marchande de 46 millions de Fcfa et d’une somme en espèces estimée à 19.850.000 Fcfa.


Selon le communiqué de cette structure qui a annoncé la nouvelle, le produit saisi a été testé positif à la cocaïne par les testeurs rapides de l’OCS et confirmé par le résultat du Laboratoire national de santé. Selon les enquêteurs, le suspect qui réside à Bamako depuis décembre 2020, a reconnu le caractère international du trafic en affirmant que «cette drogue devrait être acheminée en France et en Côte d’Ivoire».

Bamba Traoré a été conduit devant le procureur du pole judiciaire spécialisé, compétent en la matière pour des suites judiciaires.
Cette arrestation fait suite à une interpellation. Celle-ci, la deuxième du genre, intervient après plusieurs mois de surveillance sur ses activités illicites. Le supposé trafiquant est connu des services de l’OCS pour avoir été interpellé par l’antenne OCS de l’Aéroport international Modibo Keïta Sénou en 2014, rappelle le communiqué.

4,5 MILLIARDS DE FCFA- Fin mai, l’OCS a saisi 5,328 tonnes de chanvre indien, dont le coût marchand est estimé à plus de 450 millions de Fcfa. La quantité saisie est composée de 2.806 briques de cannabis et 567 briques de sketch (un dérivé du chanvre indien). Elle a été saisie par une mission conjointe des deux rives de Bamako dans la nuit du 29 au 30 mai dernier vers 2 heures du matin à Daba, dans la Commune rurale de Tièlè, située à environ 60 km de Bamako.

Les présumés propriétaires du dépôt : Nango Koroma et Famoussa Koroma, deux frères en fuite sont recherchés, avait précisé l’Office. Leur dépôt était alimenté par des citoyens de nationalité burkinabè. Ceux-ci venaient dans la localité de Daba à partir de Koutiala, sur des motos adaptées par des quadruples ressorts de suspension, les châssis renforcés par des barres de fer pour permettre aux engins de supporter 300 à 400 kg de produits stupéfiants. Une fois la drogue stockée en ces lieux, elle est acheminée à Bagadadji, en Commune II du District, en petite quantité, détaille le patron de l’OCS.

Début mai, la douane a mis la main sur 3 tonnes 745 kg de résine de cannabis. La valeur marchande de la cargaison est estimée à 4,5 milliards de Fcfa, une première au Mali.
Le haschich ou résine de cannabis est issu d’une extraction de la résine des fleurs femelles de cannabis et peut être mélangé à des matières à moindre coût pour augmenter sa masse et donc sa rentabilité.

Ce produit prohibé était conditionné en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Ainsi se compactait-il assez facilement, ce qui permettait aux trafiquants d’en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints.

Ensuite, les plaquettes étaient entourées de quatre couches différentes de cellophane et films plastiques pour rendre l’emballage hermétique à l’eau et à l’air. S’y ajoutait une dernière couche d’emballage de sac de riz. Un tel dispositif peut passer inaperçu même sous le nez des équipes cynophiles et des instruments de détection, car ils sont enduits de produits pour brouiller les pistes, témoignaient les enquêteurs.


Cheick M. TRAORÉ

autho

Cheick Moctar Traoré

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