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Le Projet d’appui à la transition agroécologique en zone cotonnière du Mali (Agreco) a tenu, hier, son premier Comité de pilotage au Mémorial Modibo Keïta. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, en présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, (Apcam), Mohamed Elmoctar, de la directrice régionale Afrique de l’Ouest du Centre de coopération internationale pour la recherche agronomique et le développement (Cirad), basée à Dakar (Sénégal) et du représentant du directeur de l’Agence française de développement (AFD), Mohamed Lamine Diakité.
Les participants ont examiné le rapport bilan des activités de 2020 et le programme d’exécution technique et financière (PETF) 2021.
D’entrée de jeu, le ministre a insisté sur l’importance du système coton pour notre économie et la stabilité sociale même du Mali. Le coton est cultivé par plus de 200.000 exploitatants agricoles, fait vivre directement 4 millions de personnes et nourrit indirectement près de 5 millions de personnes. La filière coton contribue à hauteur de 15% dans la constitution du Produit intérieur brut (PIB). Elle représente 30 à 45% des recettes d’exportation. 35% de la production céréalière totale du pays proviennent des zones cotonnières avec un disponible céréalier de 482 kg par habitant par an, a indiqué le ministre.

Ce secteur stratégique est confronté à de nombreux défis, notamment le faible niveau des rendements, les effets du changement climatique et de la Covid-19. «Pour y faire face, le gouvernement a initié avec l’appui technique et financier de l’AFD, le projet Agreco», a expliqué Mahmoud Ould Mohamed. Pour qui, cet appui vise l’intensification des productions agricoles, l’amélioration de la performance des réseaux des sociétés coopératives des producteurs de coton et des centres de gestion rurale. Il œuvre aussi pour la co-conception des techniques agricoles et des stratégies durables de production agricole pour l’accompagnement de la transition écologique des systèmes de production en zone cotonnière. Il s’agit également de promouvoir l’équité et l’égalité genre, les pratiques et politiques d’adaptation de l’agriculture au changement climatique, tout en assurant l’animation, la coordination administrative et financière et le suivi-évaluation du projet, a-t-il relevé.

à ce titre, les actions du Projet constituent une opportunité pour accompagner les productrices et producteurs vers un meilleur équilibre entre les objectifs de productivité affichés, ceux du respect des écosystèmes et du bien-être des populations de la zone, a dit le ministre en charge de l’Agricuture.
La campagne 2020-2021 a été marquée par les effets de la Covid-19 et le mouvement de boycott de la culture du coton par les producteurs. Malgré ces gênes, le projet a atteint des résultats encourageants. Il a permis, entre autres, la diffusion à grande échelle des pratiques agro-écologiques durables telles que l’insertion des plantes de couverture à fort impact sur la séquestration du carbone dans les systèmes de culture, l’utilisation des bio-pesticides dans le programme de traitement du coton conventionnel avec la pratique du traitement sur seuil et la relance de la culture du coton biologique. «Les récentes assises nationales du coton tenues à Bamako les 8 et 9 février 2021, consacrent la volonté des plus hautes autorités du pays d’assurer la relance de la culture du coton dans notre pays. Ces assises ont abouti à plusieurs conclusions et recommandations qui s’articulent parfaitement bien avec les axes d’intervention du projet Agreco», a noté Mahmoud Ould Mohamed.
«L’objectif du Projet est de contribuer à la transition agroécologique des systèmes de production et à l’amélioration des revenus des producteurs des zones cotonnières», a-t-il expliqué, ajoutant que l’Apcam qui assure la maîtrise d’ouvrage délégué des composantes une et trois, s’engage à travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des maîtres d’œuvre du projet.
Pour sa part, la directrice régionale Afrique de l’Ouest du Cirad a témoigné de la fidélité et l’engament de son organisation à soutenir le secteur agricole.



Babba B. COULIBALY

autho

Babba B. Coulibaly

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